Taxe de séjour en location directe : l'hôte collecte, déclare et reverse. Tarifs 2026, multi-diffusion, registre : le guide pour ne rien oublier.
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La taxe de séjour en location directe est collectée, déclarée et reversée par l'hôte lui-même, alors que pour les réservations prises sur une plateforme qui encaisse le paiement, c'est la plateforme qui s'en charge. Un même logement peut donc relever de deux circuits selon le canal de réservation. Sur Driing, près d'un logement sur deux est aussi proposé sur Airbnb ou Booking (relevé d'octobre 2026) : pour ces hôtes, le risque d'oubli ou de double collecte est réel. Ce guide explique qui collecte quoi, comment se calcule la taxe en 2026, quand la reverser et comment tenir un registre par canal sans erreur.
En location directe, c'est vous, l'hôte, qui collectez la taxe de séjour auprès du voyageur, puis la déclarez et la reversez à votre commune ou à votre intercommunalité. Le voyageur est le redevable de la taxe au réel, mais c'est l'hébergeur qui la perçoit et en répond devant la collectivité.
Depuis le 1er janvier 2019, les plateformes en ligne qui sont intermédiaires de paiement pour le compte de loueurs non professionnels doivent collecter la taxe à votre place sur les réservations passées chez elles. Les deux conditions sont cumulatives : pour un loueur professionnel, ou sur un site qui ne fait que mettre en relation, la collecte reste à la charge de l'hôte, sauf habilitation expresse de la plateforme.
Pour un même logement, les nuitées vendues sur une plateforme intermédiaire de paiement suivent donc son circuit, et toutes les autres (téléphone, site personnel, plateforme de mise en relation, voyageur fidèle) suivent le vôtre. La taxe de séjour n'a rien à voir avec votre imposition sur le revenu locatif, traitée dans notre guide de la fiscalité des meublés de tourisme en 2026 : ce n'est pas une recette pour vous, c'est une somme que vous détenez pour le compte de la collectivité.
C'est la délibération de votre commune (ou de votre intercommunalité) qui fixe le régime, la période de perception et les tarifs, et non votre choix. Selon Service-Public, la décision doit être prise avant le 1er juillet pour s'appliquer au 1er janvier suivant.
Le double circuit plateforme et direct ne concerne que la taxe au réel. Au forfait, vous devez la totalité quel que soit le canal, et le forfait se déclare en mairie au moins un mois avant le début de la période de perception. Premier réflexe : retrouver la délibération applicable, souvent publiée par la collectivité ou l'office de tourisme.
Pour un meublé classé, le tarif est un montant fixe par personne et par nuit, voté par la commune entre un plancher et un plafond nationaux. Pour 2026, Service-Public publie notamment ces fourchettes :
Pour un meublé non classé ou en attente de classement, la taxe est proportionnelle : de 1 à 5 % du coût de la nuitée hors taxes par personne, au taux voté par la commune. Le coût par personne s'obtient en divisant le prix de la nuitée par le nombre d'occupants, mineurs compris, même s'ils sont exonérés. Le résultat est plafonné : il ne peut dépasser le tarif le plus élevé adopté par la collectivité.
Exemple : une famille de deux adultes et deux enfants loue un meublé non classé 160 € la nuit, dans une commune au taux de 5 %. Coût par personne : 160 / 4 = 40 €. Taxe : 5 % de 40 € = 2 € par personne et par nuit, si ce montant reste sous le plafond applicable. Seuls les deux adultes paient : 4 € par nuit, soit 12 € pour trois nuits, avant taxes additionnelles.
Le tarif communal n'est pas toujours le montant final : des taxes additionnelles peuvent s'y ajouter, et vous les collectez en même temps.
Beaucoup de collectivités publient une grille qui intègre déjà ces taxes. Vérifiez-le : reprendre le seul tarif communal quand le département a voté sa part revient à sous-collecter de 10 %, et c'est l'hôte qui doit la différence.
Quatre catégories de personnes sont exonérées de la taxe de séjour au réel, selon Service-Public :
L'exonération la plus fréquente est celle des mineurs : notez leur âge à la réservation, car le motif d'exonération fait partie des informations à déclarer.
Logement sur une plateforme et en direct : une nuitée, un seul collecteur. Les deux erreurs classiques sont symétriques.
La double collecte : vous ajoutez la taxe de séjour à votre facture ou la réclamez à l'arrivée alors que la plateforme l'a déjà prélevée sur le voyageur. Le voyageur paie deux fois. L'oubli : vous pensez que « la plateforme s'occupe de la taxe » pour toutes vos réservations, y compris en direct, et rien n'est collecté pour ces nuitées. C'est vous qui en répondez.
La parade est un registre par canal, tenu au fil de l'eau. Une ligne par séjour suffit, avec ces colonnes :
Chaque semestre, comparez vos lignes « plateforme » avec les relevés de taxe fournis par vos plateformes : une réservation absente de leur relevé n'a pas été collectée, et la question vous revient. En direct, affichez votre prix « taxe de séjour en sus » : la somme reste visible et ne se confond pas avec votre chiffre d'affaires.

Pour vos réservations directes, vous reversez la taxe aux dates fixées par la délibération de votre collectivité, une ou plusieurs fois par an selon les communes. Il n'existe pas de calendrier national pour les hébergeurs, et beaucoup de collectivités proposent une plateforme de télédéclaration.
Lors du reversement de la taxe au réel, l'état déclaratif doit comporter, selon l'article L. 2333-34 du CGCT tel que présenté par le guide pratique de l'administration : la date de perception, l'adresse du logement, le nombre de personnes, le nombre de nuitées, le prix de chaque nuitée si le logement n'est pas classé, le montant perçu, les motifs d'exonération et, le cas échéant, le numéro d'enregistrement du meublé de tourisme.
Côté plateformes, le reversement est semestriel : les plateformes intermédiaires de paiement versent la taxe collectée au plus tard le 30 juin et le 31 décembre. La DGFiP expérimente aussi FARITAS, une déclaration semestrielle unique pour les plateformes volontaires (article 129 de la loi de finances pour 2024), dont la généralisation est envisagée en 2027. Elle ne change rien aux déclarations des hôtes.
Les manquements coûtent cher. Service-Public prévoit une taxation d'office après mise en demeure et un intérêt de retard de 0,20 % par mois. Le guide pratique de l'administration (2019) détaille en outre des amendes : de 750 € à 12 500 € pour défaut de déclaration dans les délais, de 750 € à 2 500 € pour absence de perception ou de reversement.
Au réel, la taxe de séjour doit apparaître sur la facture remise au voyageur, distinctement du prix de la location : Service-Public qualifie cette mention d'obligatoire. Le tarif doit aussi être affiché chez l'hébergeur ; notre article sur ce qu'il faut obligatoirement afficher dans un logement en location courte durée fait le tour des autres affichages.
En direct, annoncez la taxe dès le premier échange : montant par adulte et par nuit, total estimé, et moment du paiement (avec le solde ou à l'arrivée), repris dans le devis et le contrat. Si vous demandez un versement à la réservation, le choix entre arrhes et acompte porte sur le prix du séjour ; la taxe, elle, n'est due que pour les nuitées effectivement passées.
Pour la facture elle-même, notre article sur la facturation électronique des loueurs en meublé précise ce qui a changé au 1er septembre 2026 ; quelle que soit sa forme, la taxe y figure sur une ligne à part.

Driing affiche le montant de la taxe de séjour sur la fiche du logement, pour que le voyageur le connaisse avant de contacter l'hôte. Driing ne la collecte pas : c'est l'hôte qui la perçoit et la reverse à sa commune. Le voyageur contacte l'hôte via le formulaire de l'annonce ou les coordonnées affichées, ils conviennent ensemble des modalités, puis le paiement et le contrat se font directement entre eux : une réservation trouvée sur Driing est une réservation en direct, qui suit votre circuit.
L'affichage, ajouté en juillet 2026, reste encore peu utilisé : environ une fiche sur cinq l'a activé à la mi-octobre, pour un montant médian proche de 0,90 € par adulte et par nuit. L'activer évite la ligne inattendue sur la facture.
L'absence de commission compte aussi : sur Driing, le voyageur paie en moyenne 17 % de moins que sur les plateformes à commission, parce qu'aucun frais de service ne s'ajoute au prix de l'hôte. L'hôte, lui, paie un abonnement annuel, et près d'un hôte sur deux utilise Driing en complément de ses plateformes, ce qui rend le registre par canal d'autant plus utile. Notre article sur la réservation sans commission détaille ce que ce modèle change pour vos revenus.
Qui collecte la taxe de séjour quand je loue en direct ?
En location directe, c'est l'hôte qui collecte la taxe de séjour auprès du voyageur, la déclare et la reverse à la commune ou à l'intercommunalité. La plateforme ne collecte que pour les réservations qu'elle encaisse.
Ma plateforme collecte déjà la taxe de séjour : dois-je encore m'en occuper ?
Oui, pour toutes les réservations qui ne passent pas par cette plateforme : séjours en direct, voyageurs fidèles, autres sites. La collecte par la plateforme ne vaut que pour les nuitées vendues chez elle.
Comment calculer la taxe de séjour d'un meublé non classé ?
La taxe de séjour d'un meublé non classé correspond au taux voté par la commune, de 1 à 5 %, appliqué au prix hors taxes de la nuitée divisé par le nombre d'occupants. Le montant, plafonné, est multiplié par le nombre d'adultes et de nuits.
Quand faut-il reverser la taxe de séjour collectée en direct ?
Aux dates fixées par la délibération de votre commune ou de votre intercommunalité, une ou plusieurs fois par an. Il n'y a pas de calendrier national pour les hébergeurs. Les plateformes, elles, reversent au plus tard le 30 juin et le 31 décembre.
Les enfants paient-ils la taxe de séjour ?
Non, les personnes de moins de 18 ans sont exonérées de la taxe de séjour. Elles comptent pourtant dans le calcul du coût par personne d'un meublé non classé.
Que risque un hôte qui ne reverse pas la taxe de séjour ?
La commune peut procéder à une taxation d'office après mise en demeure, avec un intérêt de retard de 0,20 % par mois. Des amendes s'y ajoutent, de 750 € à 2 500 € pour absence de perception ou de reversement selon le guide pratique de l'administration.
Driing collecte-t-elle la taxe de séjour pour les hôtes ?
Non. Driing affiche le montant de la taxe de séjour sur la fiche du logement pour informer le voyageur à l'avance, mais ne la collecte pas. C'est l'hôte qui la perçoit et la reverse à sa commune.
Un même logement peut relever de deux circuits de taxe de séjour : la plateforme collecte et reverse pour les réservations qu'elle encaisse, l'hôte collecte, déclare et reverse pour toutes les autres. Au forfait, tout reste à la charge de l'hôte, quel que soit le canal.
Le montant dépend de votre commune : régime, tarif ou taux proportionnel pour les meublés non classés, taxes additionnelles, calendrier de reversement. Un registre par canal évite l'oubli comme la double collecte, et fournit tout ce que demande la déclaration.
Si vous développez vos réservations en direct, publiez votre logement sur Driing et activez l'affichage de la taxe de séjour sur votre fiche : le voyageur connaît le montant avant de vous contacter, et vous gardez la main sur la collecte.
Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal. Les règles de la taxe de séjour dépendent de la délibération de chaque collectivité et peuvent évoluer : vérifiez les tarifs et le calendrier applicables auprès de votre commune ou de votre intercommunalité, et sur Service-Public.