DPE meublé de tourisme : le calendrier réel diffère de celui des résidences principales. Dates, communes concernées, sanctions et exceptions jusqu'en 2034.

Un meublé de tourisme classé F ou G n'est pas interdit à la location du jour au lendemain en 2026 : ce calendrier-là, classe G interdite depuis le 1er janvier 2025, F en 2028, E en 2034, concerne les logements loués à l'année en résidence principale, pas les locations touristiques. Pour un meublé de tourisme, la loi du 19 novembre 2024 fixe un calendrier distinct : DPE entre A et E depuis le 21 novembre 2024 pour les nouvelles autorisations de changement d'usage, dans les communes concernées, puis DPE entre A et D obligatoire à partir du 1er janvier 2034 pour la quasi-totalité des meublés, sous peine d'une amende pouvant atteindre 5 000 € par logement. Voici le calendrier exact, sans raccourci.
La réponse directe : le calendrier « G interdit depuis 2025, F en 2028, E en 2034 » existe bel et bien, mais il concerne les logements loués en résidence principale, pas les meublés de tourisme. Ce calendrier découle de la loi Climat et Résilience de 2021, qui a inscrit dans l'article 6 de la loi du 6 juillet 1989 un niveau de performance énergétique minimal pour qu'un logement loué à l'année soit considéré comme décent. Depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G ne peut plus être proposé en location nue ou meublée classique ; l'interdiction s'étendra à la classe F au 1er janvier 2028, puis à la classe E au 1er janvier 2034.
Le problème : la plupart des articles trouvés en ligne appliquent ce même calendrier aux meublés de tourisme (Airbnb, gîtes, chambres d'hôtes) sans préciser qu'il ne s'agit pas du même texte de loi. Un meublé de tourisme n'est pas loué dans le cadre d'un bail d'habitation : jusqu'en novembre 2024, il n'était soumis à aucune obligation de décence énergétique.
La réponse directe : deux dates comptent, et elles ne concernent pas les mêmes logements. La loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024, dite loi Le Meur, a créé un régime propre aux meublés de tourisme, distinct de celui des résidences principales.
Depuis le 21 novembre 2024, toute nouvelle autorisation de changement d'usage, temporaire ou définitive, nécessaire pour transformer un logement en meublé de tourisme, est conditionnée à la présentation d'un DPE classé entre A et E (article L. 631-10 du code de la construction et de l'habitation). Cette règle ne vise que les nouvelles demandes, dans les communes où cette autorisation est exigée.
À partir du 1er janvier 2034, l'exigence change de nature et d'échelle : tous les meublés de tourisme qui ne constituent pas la résidence principale du loueur devront respecter les niveaux de performance énergétique d'un logement décent, comme les locations classiques (article L. 324-2-2 du code du tourisme, qui renvoie à l'article 6 de la loi du 6 juillet 1989). Concrètement, le DPE devra être classé entre A et D en France hexagonale, et entre A et E en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à La Réunion et à Mayotte.
La réponse directe : dans la plupart des cas, non, si votre logement n'est pas dans une grande ville ou en petite couronne parisienne. L'autorisation de changement d'usage s'applique automatiquement à Paris, dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne, ainsi que dans toute commune de plus de 200 000 habitants (Lyon, Marseille, Toulouse, Nice, Nantes, Montpellier, Strasbourg, Bordeaux, Lille). En dehors de ce périmètre, la procédure ne s'applique que si la commune a choisi de l'instaurer, ce que la loi Le Meur autorise désormais par simple délibération du conseil municipal, quelle que soit sa taille.
Une nuance qui compte : ce n'est pas parce que votre commune n'exige rien aujourd'hui qu'elle ne le fera jamais. Le calendrier national fixe un plancher, pas un plafond, et une commune touristique confrontée à une tension locative peut délibérer à tout moment. Le point à vérifier reste le même : contacter le service urbanisme de sa mairie plutôt que de se fier à un calendrier générique trouvé en ligne.

La réponse directe : à partir du 1er janvier 2034, l'obligation de DPE entre A et D devient générale, qu'une autorisation de changement d'usage ait été nécessaire ou non. C'est la vraie échéance à retenir pour la majorité des hôtes, y compris ceux dont la commune n'exige aujourd'hui aucune formalité particulière.
Une exception, et une seule, est prévue : les résidences principales louées de manière occasionnelle comme meublé de tourisme, dans la limite de 90 à 120 jours par an selon les communes, restent hors du champ de l'obligation de performance énergétique, quelle que soit leur classe DPE. En revanche, un logement secondaire, un investissement locatif dédié à la location touristique ou une chambre d'hôtes qui ne constitue pas la résidence principale du loueur seront concernés. Les propriétaires en copropriété doivent en outre composer avec des règles propres à leur immeuble, présentées dans notre guide sur la location courte durée en copropriété.
La réponse directe : une amende administrative pouvant atteindre 5 000 € par logement, à partir de 2034, et non un simple avertissement. Le maire pourra demander à tout moment à un loueur de transmettre un DPE valide ; à défaut de réponse dans un délai de deux mois, une astreinte de 100 € par jour s'applique, au bénéfice de la commune.
Si la location se poursuit malgré un DPE non conforme, le numéro d'enregistrement du meublé peut être retiré, ce qui empêche de fait sa mise en location sur les plateformes qui vérifient ce numéro. Sa généralisation à toutes les communes à partir de mai 2026, imposée par le règlement européen sur les locations de courte durée, est détaillée dans notre article sur le règlement européen 2024/1028. Autre différence avec la location classique : c'est la mairie qui contrôle, pas le voyageur. Un locataire de résidence principale supporte directement une facture énergétique excessive et a intérêt à agir ; un voyageur de passage n'a pas ce levier, d'où le rôle donné au maire.
La réponse directe : un studio ou une chambre d'hôtes de moins de 40 m² n'est plus mécaniquement pénalisé comme avant le 1er juillet 2024. L'arrêté du 25 mars 2024 a corrigé la méthode de calcul du DPE pour les petites surfaces, en ajustant le poids du chauffage et de l'eau chaude sanitaire tous les 5 m² au lieu d'un seuil unique à 40 m².
Avant cette réforme, l'Ademe estimait qu'environ 27 % des logements de moins de 40 m² et 34 % des logements de moins de 30 m² basculaient dans la catégorie des passoires thermiques en partie à cause de cet effet de seuil, sans que leur consommation réelle rapportée à leur taille ne le justifie pleinement. Environ 140 000 logements ont été reclassés dans une meilleure étiquette depuis. Pour les hôtes qui louent un studio, une chambre d'hôtes ou une petite maison indépendante, un DPE réalisé avant juillet 2024 mérite d'être vérifié : le classement a pu s'améliorer sans aucun travaux.
La réponse directe : un DPE se commande auprès d'un diagnostiqueur certifié, pour un coût généralement compris entre 100 et 250 € selon la surface et la région, et reste valable dix ans. L'annuaire des diagnostiqueurs certifiés est consultable sur le site du ministère de la Transition écologique.
Il reste du temps avant l'échéance de 2034, mais un DPE récent permet d'anticiper plutôt que de subir : isolation des combles ou des murs, remplacement des fenêtres, changement du mode de chauffage sont les postes qui font le plus souvent gagner une ou deux classes. Un mot de réalisme : les artisans certifiés RGE se sont déjà retrouvés débordés dans les derniers mois précédant d'autres échéances réglementaires. Un logement contrôlé aujourd'hui laisse plus de marge pour programmer des travaux que d'attendre 2033.

Driing ne loue aucun logement et ne peut donc pas se substituer à un diagnostiqueur : la mise en conformité énergétique reste la responsabilité de chaque hôte, comme pour toute autre obligation réglementaire. Ce que le modèle change, c'est la marge que garde l'hôte pour financer ces travaux. Sur les grandes plateformes à commission, une part de chaque nuitée part avant même de couvrir les charges du logement ; sur Driing, la mise en relation directe entre voyageur et hôte se fait sans commission, ni côté hôte ni côté voyageur, moyennant un abonnement annuel fixe. Concrètement, cela représente en moyenne 17 % d'économie côté voyageur par rapport aux plateformes à commission, un écart qui, côté hôte, se traduit par des nuitées mieux valorisées pour financer isolation, fenêtres ou chauffage plutôt que des frais de service.
Autre élément utile avant de s'inquiéter de l'échéance 2034 : la grande majorité des logements présents sur Driing se situe hors des grandes villes concernées par l'autorisation de changement d'usage (données internes Driing, juillet 2026), avec le temps de programmer sereinement les travaux nécessaires. Pour l'ensemble des obligations issues de la loi Le Meur au delà du seul DPE, notre guide sur la loi Le Meur 2026 détaille les autres changements, et notre guide sur la fiscalité 2026 des meublés de tourisme explique comment ces travaux peuvent s'amortir fiscalement.
Un meublé de tourisme classé G est-il interdit à la location en 2026 ?
Non, pas automatiquement. La classe G n'entraîne une interdiction de location que pour les logements loués en résidence principale, depuis le 1er janvier 2025. Pour un meublé de tourisme, seule l'obtention d'une nouvelle autorisation de changement d'usage exige un DPE entre A et E depuis le 21 novembre 2024, et uniquement dans les communes qui appliquent cette procédure.
Quelle est la vraie date limite pour un meublé de tourisme classé F ou G ?
Le 1er janvier 2034. À cette date, tous les meublés de tourisme qui ne constituent pas la résidence principale du loueur devront afficher un DPE compris entre A et D en France métropolitaine, entre A et E dans les départements et régions d'outre mer, sous peine d'une amende administrative.
Ma commune n'exige pas d'autorisation de changement d'usage, suis-je concerné ?
Pas avant 2034, sauf si votre commune décide d'instaurer cette autorisation d'ici là, ce qu'elle peut faire par simple délibération depuis la loi Le Meur. À partir du 1er janvier 2034, l'obligation de DPE entre A et D s'appliquera à tous les meublés de tourisme, y compris ceux qui n'ont jamais eu besoin de changement d'usage.
Louer sa résidence principale quelques semaines par an comme meublé de tourisme, est-ce concerné ?
Non. Les résidences principales louées de manière occasionnelle comme meublé de tourisme sont explicitement exclues de l'obligation de performance énergétique de 2034, quelle que soit leur classe DPE.
Quelles sanctions en cas de DPE non conforme après 2034 ?
Le maire peut demander la transmission d'un DPE valide, avec deux mois pour répondre sous peine d'une astreinte de 100 € par jour. En cas de location maintenue malgré un DPE non conforme, une amende administrative pouvant atteindre 5 000 € par logement peut s'ajouter, et le numéro d'enregistrement peut être retiré.
Le DPE d'un studio de moins de 40 m² est-il toujours pénalisant ?
Moins qu'avant. Depuis le 1er juillet 2024, la méthode de calcul a été corrigée pour les logements de moins de 40 m², dont le classement était mécaniquement dégradé par le poids du chauffage et de l'eau chaude sanitaire rapporté à une petite surface. Environ 140 000 logements ont ainsi été reclassés dans une meilleure catégorie.
Qui vérifie le DPE d'un meublé de tourisme, comme pour une location classique ?
Non, le contrôle revient au maire de la commune, pas au voyageur. Contrairement à une location de longue durée où le locataire supporte la facture énergétique et peut agir en justice, le voyageur d'un meublé de tourisme ne paie pas directement l'énergie consommée : c'est donc à la mairie de vérifier la conformité.
Le DPE doit-il être refait souvent ?
Un DPE est valable dix ans à compter de sa réalisation par un diagnostiqueur certifié. Il doit toutefois être repris si des travaux modifient significativement la performance énergétique du logement, ou si la commune exige une mise à jour dans le cadre d'un contrôle.
Le DPE ne condamne pas un meublé de tourisme classé F ou G du jour au lendemain. Le calendrier « G interdit depuis 2025, F en 2028, E en 2034 » concerne les résidences principales louées à l'année ; les meublés de tourisme suivent un calendrier propre, fixé par la loi Le Meur du 19 novembre 2024 : DPE entre A et E pour les nouvelles autorisations de changement d'usage depuis novembre 2024, puis DPE entre A et D pour la quasi-totalité des meublés à partir du 1er janvier 2034.
D'ici là, l'urgence dépend surtout de votre commune : vérifiez auprès du service urbanisme si une autorisation de changement d'usage est exigée, et faites réaliser un DPE à jour si le vôtre date d'avant juillet 2024, la méthode de calcul ayant changé pour les petites surfaces. D'autres échéances réglementaires suivent le même rythme, notamment sur la facturation électronique, détaillée dans notre guide dédié.
En attendant l'échéance de 2034, chaque euro économisé sur les frais de plateforme peut financer une partie de ces travaux : c'est tout le principe du modèle sans commission de Driing, qui laisse à l'hôte la main sur sa tarification et ses marges. Découvrez comment fonctionne Driing sur driing.co.
Cet article propose une synthèse informative de la réglementation applicable au 28 septembre 2026, à partir de sources officielles. Il ne constitue pas un conseil juridique personnalisé : pour toute décision engageant votre logement, vérifiez votre situation auprès du service urbanisme de votre mairie, d'un diagnostiqueur certifié ou d'un professionnel du droit immobilier.
Ministère de la Transition écologique, « Guide pratique 2025 de la réglementation des meublés de tourisme », ecologie.gouv.fr, 2025 : calendrier DPE des meublés de tourisme, articles L. 631-10 du code de la construction et de l'habitation et L. 324-2-2 du code du tourisme, sanctions.
Légifrance, loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l'échelle locale : texte de référence de la réforme dite loi Le Meur.
Service-Public.fr, fiche « Logement à louer décent », ministère chargé du Logement : calendrier d'interdiction de location des classes G (2025), F (2028) et E (2034) pour les résidences principales, article 6 de la loi du 6 juillet 1989.
Légifrance, arrêté du 25 mars 2024 modifiant les seuils des étiquettes du diagnostic de performance énergétique pour les logements de petites surfaces, entré en vigueur le 1er juillet 2024.
Ministère de la Transition écologique, « DPE : vers des étiquettes plus équitables pour les logements de petite surface », ecologie.gouv.fr, 2024 : estimation à 140 000 logements reclassés.
Données internes Driing, export de la collection des logements, juillet 2026 : répartition géographique des logements hors des grandes villes concernées par le changement d'usage.
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